Jaja la Fouine : Fripes Truck Vintage

Jaja la Fouine : Fripes Truck Vintage

Ce mois-ci, coup de projecteur sur deux supers nanas, Amandine et Margaux, qui tiennent une friperie originale, aménagée dans une caravane américaine des années 70, installée au Marché du Lez à Montpellier. C’est Margaux qui prend la parole pour nous parler de leur concept « Jaja La Fouine » et de leur passion pour la fripe. Pour être une de leurs clientes occasionnelles, je vous assure qu’elles ont toujours des pièces hyper stylées et qu’on y passe à chaque fois un chouette moment ! J’ai d’ailleurs bien du mal à quitter ma jolie salopette dénichée chez elles 🤦‍♀️

🎙Comment est née « Jaja la Fouine » ?
🧑🏻Avec Amandine, nous nous sommes rencontrées en septembre 2011, et on ne s’est plus lâchées depuis… Amandine a toujours aimé s’habiller en friperie ou dans les vides greniers, et elle m’a transmis sa passion : on y trouve souvent des pièces uniques, originales et authentiques. Se mettre à genoux, fouiller dans des tas de vêtements et y dénicher des trésors, c’est notre truc… Mais il nous est souvent arrivé de trouver de belles choses qu’on ne pouvait pas acheter pour nous parce que la taille n’était pas la bonne par exemple. Alors on s’est mise à acheter pour les autres… Il y a eu cette chemise qui nous a fait penser à Geoffrey et cette petite veste sur laquelle Justine a craqué. On se souvient aussi de ce Bombers qu’on a envoyé à Raphaël et de cette jupe que j’ai finalement gardée (c’était une Jean Paul Gauthier, je n’ai pas pu résister…). Alors en août 2015, on a créé une page sur les réseaux sociaux où on a posté des photos de nos trouvailles. Nos amis ont été très réceptifs. Peu de temps après, on a vendu une paire de Creepers vernies à cette fille qu’on ne connaissais pas. C’est à ce moment là qu’on a su que ça pouvait marcher et que Jaja la Fouine est née !

🎙Pourquoi ce nom ?
🧑🏻Jaja, c’est Jacob, notre bouledogue français. Depuis bébé, il met sa truffe partout ! Une fois, on l’a emmené sur un vide grenier et il a attrapé un Pikachu géant sur un stand. C’était une peluche remplie de bille de polystyrène qu’il a déchirée en un coup de griffe. Il y en avait partout *rires* ! On l’a toujours appelé « Jaja ». « La Fouine » c’est venu après. Et au moment de monter notre entreprise, on a trouvé que ça sonnait bien. Et il faut dire que ça marque les esprits, ça fait sourire et on s’en souvient !

🎙Quels sont vos parcours respectifs avant cela ?
🧑🏻Amandine a toujours voulu faire du commerce. Elle a choisi cette voie, a fait des études dans la vente, et s’est vite retrouvée à travailler dans de belles maisons comme Muji (à Paris), Zadig et Voltaire (dont elle a fait l’ouverture à Montpellier) ou Eleven Paris. Moi, je suis journaliste de formation. J’ai fais pas mal de médias, c’était moi qui faisait les infos du matin chez Fun Radio Méditerranée en 2014 par exemple. Et même si je me suis régalée, c’est un métier difficile dont certains aspects ne m’ont pas plu… Et c’est aussi très compliqué de décrocher un vrai poste !
Du coup, on est vachement complémentaire : les achats et la vente c’est Amandine, la communication et les relations presse c’est moi. Et puis tout le reste, on le gère à deux. Sauf l’administratif : Amandine n’aime pas faire les papier *rires*.

🎙Comment définiriez-vous votre univers de fripe ?
🧑🏻Quand on a décidé de monter notre premier Fripes Truck (à bord de notre caravane ambulante) l’idée était de proposer quelque chose de différent. A l’époque, en faisant le tour des boutiques de seconde main, on s’est rendu compte que les rayons étaient souvent blindés, qu’il était difficile de s’y retrouver, qu’on était parfois déçues de la qualité et que c’était souvent cher… On a donc décidé de choisir les produits qu’on allait installer sur nos portants, pièce par pièce à la main. On ne voulait pas se faire livrer comme ça se fait souvent dans les friperies. C’est un boulot de dingue mais du coup on connait notre stock sur le bout des doigts, et ça nous permet de proposer un service client de qualité, le tout dans la joie et la bonne humeur. On a gardé ce concept quand on s’est installé au Marché du Lez en 2018 : malgré le lieu parfois qualifié de « bobo », on a su rester nous même. Nos clients viennent chez nous pour chiner des pépites, mais aussi et surtout pour passer un bon moment !

🎙Quelles sont les pièces qui sont le plus demandées actuellement ?
🧑🏻Dans la fripe, il y a toujours les basiques comme le jean Levi’s, la veste militaire ou le bleu de travail… Le 501 est un best seller : c’est notre produit d’appel. Il faut dire qu’à 29€ en jean ou en short, c’est vraiment LA bonne affaire. En été, on vend aussi énormément de chemises en viscose (celles de Parker Lewis *rires*) et de chemises hawaïennes (à la Magnum). L’hiver, on nous connait pour nos pulls en laine, ils partent comme des petits pains. Mais chez nous, on trouve vraiment de tout et il est rare qu’on remette des produits en réserve parce qu’ils ne se vendent pas.

🎙Quelle est la pièce la plus dingue que vous ayez vendue ?
🧑🏻On essaye toujours d’avoir de belles pièces. C’est l’avantage quand on fait du picking (c’est le fait de trier pièce par pièce à la main). Mais on se souvient d’une veste en jean Jean Paul Gaultier qui était vraiment dingue : la coupe était incroyable, typique de ce grand couturier qui nous fait rêver. D’ailleurs, si Shannon nous lit, on espère que tu en prends soin parce que tu n’en trouveras pas 2 comme ça ! On a aussi déniché un survêtement entier des Orlando Magics en excellent état. C’est super rare : en général, il y a des trous de boulette *rire*. Après avoir fait quelques recherches, c’était un ensemble que les joueurs enfilaient après l’entrainement dans les années 90. La veste seule se vendait à prix d’or sur eBay. On était comme des dingues quand on l’a trouvé. Il a été vendu lors d’un de nos live à une fan de NBA, on était trop fières !

🎙Et à titre perso, quelle est LA pièce fétiche que vous affectionnez ?
🧑🏻Amandine est une fan inconditionnelle des vestes de sport Adidas des années 70. Elle en a d’ailleurs une belle collection et n’en laisse aucune aux clients (vous serez prévenus *rires*). De mon côté, j’ai toujours du mal à trouver des pantalons à ma taille. Mais depuis 4 ans, je garde tous les Levi’s 501 en taille W25 (ça correspond à un petit 34 et sur le vintage, c’est assez rare). Mais la pièce dont le suis le plus fière c’est une jupe en cuir et daim cloutée Yves Saint-Laurent du tout début des années 80. Une véritable pépite que j’adore porter en toute saison !

🎙Actuellement, il paraît que la fripe a le vent en poupe. Vous constatez cette tendance ?
🧑🏻« Le vent en poupe », on adore cette expression *rires*. Oui, c’est vrai, mais ça fait quelques années déjà. Je pense qu’on a tous conscience que la fast fashion nous fait du mal (je ne vais pas te redire combien il faut de litre d’eau pour fabriquer un jean aujourd’hui, je pense que tu vois très bien de quoi je veux parler…) Evidemment, on a tous envie d’agir pour la planète et acheter de la seconde main fait parti de ces gestes qui sont à notre portée. De plus en plus de jeunes adolescents, accompagnés de leurs parents, viennent se sapper en friperie parce qu’ils se sentent vraiment concernés. Mais en plus du côté écolo, il y a aussi la mode en elle même : on regarde beaucoup les défilés et quand on y prête attention, on s’aperçoit que des styles reviennent. En ce moment, on tourne autour de ce qu’il se faisait dans les années 90. Alors quand on va chiner on choisit des pièces qui sont vraiment dans la tendance. Parce qu’il faut être clair : tout n’est pas bon à vendre dans la fripe !

🎙On vous retrouve physiquement au Marché du Lez à Montpellier mais vous proposez aussi régulièrement des ventes live sur Insta. Ça fonctionne comment ?
🧑🏻Quand on nous a annoncé le premier confinement, on n’avait pas du tout réfléchi à comment on allait faire pour faire tenir notre entreprise. Alors on a posé nos cerveaux pendant une dizaine de jours et l’idée des lives nous est venue. On a fait notre première le 24 mars 2020. A l’époque, c’était le samedi à 13h, pour nous éviter de regarder les infos… On a mis en place un service de livraison qu’on assurait nous même et des envois pour ceux qui habitaient loin. On a été surprises de voir l’engouement de nos clients et ça nous a fait un bien fou de réussir à garder le lien. Une fois déconfinés, on a eu un retour incroyable. On a laissé passé la saison d’été puis on a repris nos séances de « showping » au mois d’octobre. Depuis on a fait 1 live par semaine, le mercredi soir de 19h à 22h, avec toujours plus de connectés et de nouveaux clients. Avec le 2ème confinement, on a décidé de faire du click&collect pour nous simplifier la logistique et on a gardé ce système jusqu’à maintenant. C’est devenu notre marque de fabrique et on compte bien continuer sur cette lancée.

🎙Avez-vous des projets à venir ?
🧑🏻 2021 devrait être l’année de la consécration : on ouvre enfin notre shop ! On a trouvé un local aux Arceaux. L’ouverture est prévue pour le mois de mai… En fait, tout ne s’est pas passé comme prévu : on a trouvé un lieu canon, on a bataillé avec l’agence immo pour avoir un bail correct, et on a signé le bail au début du mois de février. Mais notre garant (mon papy) est décédé avant l’état des lieux… On se retrouve dans une situation délicate car la caution bancaire demandée constitue les 3/4 de notre trésorerie. En le bloquant, il nous est difficile de continuer à faire vivre notre entreprise et on ne peut pas non plus faire les investissement nécessaires à l’ouverture de notre boutique ! Du coup, on est en train de mettre en place une cagnotte participative via Ulule. Nos clients veulent nous aider et sont prêts à investir dans notre projet. Ils veulent nous soutenir et nous aimerions pouvoir les impliquer encore plus… Affaire à suivre donc 😉

Sur Instagram : @jaja_la_fouine 

Sur Facebook : Friperie – Jaja la Fouine

Sur vinted, profil membre : margaux.terryn

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